Il y a dix ans, je traversais l'adolescence avec mes doutes et mes peurs. A cette époque, on nous parlait beaucoup d'une incompréhension, d'une division, d'une intolérance de la part de chacun. Alors nous avions d'autant plus d'appréhension pour l'avenir. Notre pays nous paraissais en danger, certain allait même jusqu'à évoquer le mot de crise. Les politiques se confrontaient mais n'échangeaient pas. Alors quand nous nous imaginions notre pays dans une décennie, nous étions pris de frissons et d'angoisse, nous pouvions imaginer les pires choses jusqu'à ce qu'un phénomène change tout.